Découvert il y a quelques années par l'intermédiaire du roman La Pierre et le Sabre d'Eiji Yoshikawa, le personnage de Miyamoto Musashi a depuis lors nourri chez moi une certaine curiosité. Personnage historique et figure mythique du folklore japonais, on prétend qu'il aurait remporté plus de soixante duels au sabre sans jamais être vaincu. Il fut également le créateur de l'école Niten Ichi Ryu (aussi appelée école des deux sabres) ainsi que le rédacteur du Gorin No Shô (Traité des Cinq Roues), un ouvrage stratégique souvent comparé à l'Art de la guerre de Sun Tzu. Enfin, l'homme était également peintre, sculpteur et calligraphe. Outre le roman de Yoshikawa, la vie de Musashi a été dépeinte de nombreuses fois par la suite que ce soit via les nombreuses adaptations cinématographiques, les pièces de théâtre ou les mangas. Quelques temps plus tard, je découvrais donc le fameux Vagabond de Takehiko Inoue qui me permit de me replonger dans la vie du célèbre rônin. L'œuvre qui se revendique comme une adaptation du livre d'Eiji Yoshikawa et y est restée plutôt fidèle à ses débuts, a fini par s'en démarquer complètement à partir d'un certain point. De par la rareté des faits historiques avérés ayant trait au personnage, il semble aisé pour chaque auteur de délivrer sa propre interprétation, chaque œuvre contribuant ainsi à estomper la réalité et alimenter le mythe.
Résumé des épisodes précédents :
1990, Seattle. Un groupe parmi tous ceux qui fourmillent alors à cette époque commence à se faire remarquer : Mother Love Bone, notamment grâce à Andrew Wood, son frontman sympathique et extravagant qui assure le show en toutes circonstances, qu'il y ait 15 ou 100 personnes dans la salle. Quelques jours avant la sortie d'Apple, leur premier album, Wood décède à la suite d'une overdose. C'est toute la scène de Seattle qui est secouée par la mort du chanteur. Chris Cornell, à l'époque chanteur de Soundgarden, déclarera plus tard que bien avant celle de Kurt Cobain, la mort de Wood avait déjà en quelque sorte marqué la fin de l'innocence de cette scène musicale. Les deux autres membres que sont Stone Gossard et Jeff Ament ne se voient évidemment pas continuer sans lui et mettent un terme à la courte vie du groupe. Mother Love Bone s'éteint ainsi avec son chanteur. C'est un peu plus tard que le même Chris Cornell qui fut pendant un temps colocataire et ami d'Andy Wood, écrit deux morceaux en l'honneur du défunt : Say Hello 2 Heaven et Reach Down. Cependant, celui-ci ne se voit pas les intégrer au répertoire de son groupe, probablement car versant dans un registre trop heavy (du moins à l'époque). C'est donc tout naturellement qu'il contacte Gossard et Ament, les deux ex-Mother Love Bone, pour leur proposer de participer à un album en l'honneur de leur ami commun. Au projet viennent se greffer Mike McCready, guitariste ami de Gossard, Eddie Vedder tout juste arrivé de San Diego pour collaborer au futur groupe de Gossard et Ament (Pearl Jam) et enfin Matt Cameron, le batteur de Soundgarden. C'est seulement 14 jours d'enregistrement plus tard qu'est achevé Temple of the Dog, l'album hommage à Andrew Wood.

Ah je me rappelle encore cette fin d'année 2009 où j'étais tombé sur la fort alléchante critique d'Exelen concernant Demon's Souls (merci bien d'ailleurs. 2 ans après, oui bon ok), ce qui est d'ailleurs un bon exemple du bouche-à-oreille qui fut pratiqué par les joueurs offrant ainsi au jeu un succès plutôt inattendu. Assez rare pour être souligné. J'avais donc commandé la galette US, trop impatient pour attendre une hypothétique sortie européenne. Et il se trouve que l'expérience géniale qui s'ensuivit ne m'a pas fait regretter cet achat une seule seconde (oui oui, même dans mes plus intenses moments de rage). Alors quand l'annonce d'une suite allait débarquer, j'étais un peu tout frétillant de joie et d'impatience. Octobre 2011, le jeu sort et les infos qui filtrent viennent confirmer qu'on peut plus ou moins y aller les yeux fermés. J'aurais résisté quelques semaines mais bon … Comme disait ce bon vieux Oscar Wilde, "le meilleur moyen de résister à la tentation, c'est d'y céder" (Attention. A ne pas appliquer systématiquement, les enfants). Bref, c'est parti, trêve de retenue et lançons nous dans l'aventure.
Début classique, création du personnage, choix de la classe … Je m'embarque cette fois dans la voie du sorcier, histoire de changer de ma boîte de conserves sur pattes incarnée dans Demon's Souls. Voilà donc que je fais mes premiers pas dans l'univers découvrant avec joie que le gameplay simple et précis du premier opus est toujours là. Peu de temps s'écoule pour que je tombe nez-à-nez à ce qui s'apparente au premier boss … et que celui-ci m'écrabouille en un coup de son énorme massue. Outch. Comme un clin d'œil à la première rencontre du même calibre dans Demon's Souls, j'ai vite pris conscience qu'on était effectivement dans le même délire.